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Le Tchad prévoit de déployer 800 policiers et gendarmes en Haïti d’ici juin 2026

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Le gouvernement tchadien envisage d’envoyer 800 policiers et gendarmes en Haïti d’ici juin 2026 afin de participer à la future Force de répression des gangs (Gang Suppression Force), soutenue par les Nations unies. Cette information a été révélée le 20 mars 2026 par un haut responsable de la police tchadienne à l’agence Reuters.

Fouye Rasin Nou, 23 mars 2026_Selon cette source, qui a requis l’anonymat car elle n’était pas autorisée à s’exprimer publiquement, les forces tchadiennes devraient arriver après une période de formation dispensée par des partenaires européens et américains. Ce contingent viendrait renforcer la nouvelle force internationale destinée à succéder progressivement à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya.

Le 17 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine, Roberto Álvarez, a déclaré, à l’issue d’une réunion avec des responsables américains, que cette nouvelle force devrait atteindre son plein effectif de 5 500 hommes d’ici octobre 2026, selon Africanews et Ecofin Agency, 21-23 mars 2026. Il a également évoqué un retrait progressif des policiers kényans actuellement déployés en Haïti. M. Álvarez avait affirmé que les troupes tchadiennes étaient en cours de formation aux États-Unis, une information aussitôt démentie par un porte-parole du Département d’État américain, qui a néanmoins salué la contribution promise par le Tchad.

Photo officielle de Roberto Álvarez lors d’une intervention sur Haïti (réunion frontalière avec des responsables américains)

À ce stade, l’annonce tchadienne reste une déclaration d’intention transmise par une source anonyme. Aucune confirmation officielle n’a encore été publiée par le gouvernement tchadien ni par les autorités haïtiennes. Le Tchad avait déjà informé les Nations unies de sa volonté de participer à la mission en octobre 2023, sans préciser à l’époque le nombre de personnels ni le calendrier exact.

La situation sécuritaire en Haïti demeure extrêmement préoccupante. Les gangs armés contrôlent une grande partie de Port-au-Prince et étendent leur influence dans plusieurs départements, alimentant une crise humanitaire et politique profonde. Lancée en 2024 sous commandement kényan, la mission actuelle ne compte aujourd’hui qu’environ 1 000 policiers kényans et de petits contingents d’Amérique centrale et des Caraïbes, bien en deçà des besoins réels, selon Africanews et Ecofin Agency, 21-23 mars 2026.

D’autres pays, tels que le Bénin et le Bangladesh, avaient également exprimé leur disponibilité à participer dès 2023, sans que ces engagements ne se soient encore concrétisés sur le terrain.

Si le déploiement tchadien se confirme, il constituerait l’une des contributions les plus importantes à la nouvelle force onusienne. Reste à savoir si cet apport permettra d’atteindre enfin la masse critique nécessaire pour inverser la spirale de violence qui frappe Haïti depuis plusieurs années.

Rédaction Fouye Rasin Nou (FRN)

Note: Cet article est rédigé de manière originale à partir d’une synthèse croisée des dépêches publiées par les grands médias internationaux entre le 17 et le 23 mars 2026. À l’heure de sa rédaction, aucune confirmation officielle définitive n’a été émise par le gouvernement tchadien ni par les autorités haïtiennes.

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